Entre Elles.
Un soir, alors qu'elles partageaient un café en terrasse, Mia se confia à Emma.
" J'ai envie de poursuivre cette quête… de me découvrir encore plus. Je sens qu'il y a quelque chose en moi qui ne demande qu'à s'exprimer."
Emma posa doucement sa tasse, un sourire complice aux lèvres.
" Et si on faisait une soirée rien que nous deux ? Un moment privé, sans masque, sans détour. Juste toi, moi et la liberté D'être soi-même ?
Le cœur de Mia s'emballa légèrement. Elle accepta d'un hochement de tête, curieuse, un peu nerveuse… mais surtout impatiente.
La nuit est tombée doucement. Dans le petit appartement de Mia, les lumières tamisées jouent avec les ombres sur les murs. Une playlist jazzy tourne en fond, et l'odeur de vanille flotte dans l'air, mêlée au parfum subtil d 'Emma.
Assises l'une en face de l'autre sur le canapé, un verre de rouge à la main, elles rient doucement, les regards se cherchant, se trouvant, se retenant à peine.
" Tu sais que tu as un rire contagieux ?" murmura Emma, avec son regard pétillant.
Mia sourit, un peu surprise, un peu troublée.
"Et toi, tu as une façon de me regarder qui me donne chaud"
Le silence qui suit est chargé. Pas gênant, non. Chargé de cette tension douce, presque électrique, que seules les âmes complices connaissent.
Emma se penche légèrement, son genou frôlant celui de Mia.
" Tu veux danser ? "
La réponse ne vient pas en mots, mais en hochement de tête, puis en sourire. Elles se lèvent. Les verres sont posés, oubliés. Le jazz continue, lent et feutré.
Dans le salon, transformé en piste improvisée, leurs corps se rapprochent. Emma posent ses mains sur les hanches de Mia. Mia glisse les siennes autour du cou d'Emma. Elles bougent lentement, au rythme de la musique, leurs fronts se touchant par moments. Leurs souffles s'entremêlent.
" C'est fou comme j'ai envie de t'embrasser." murmura Mia, presque contre les lèvres d'Emma.
"Alors, fais-le."
Et c'est un baiser. Lent. Profond. Un baiser qui parle d'envies contenues, de chaleur partagée, de promesses douces.
La musique continue mais elles ne dansent plus. Elles se laissent tomber sur le canapé, emmêlées, riant entre deux caresses, entre deux souffles. Le reste de la nuit leur appartient.
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